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| Fiche | Histoire | Logos |

Ville : Paris
Début : 2011
Fin : 2011


Radio éphémère créée par TDF le 9 novembre 2011 de 20h30 à 22h30 pour célébrer les 30 ans de la loi de libéralisation de la radio FM.
Elle émet sur 107,9 MHz avec une très faible puissance depuis le quai de seine à 2 pas de la biblothèque François Miiterand.

Communiqué de presse TDF:
9 novembre 1981 - 9 novembre 2011 :
30 ans de radio libre

À l’occasion du 30ème anniversaire de la parution du décret légalisant les
radios libres,
TDF ainsi que Radio France, Europe1, RMC, et RTL, sous le haut patronage du
Ministère de la Culture et de la Communication fêteront, le 9 novembre
prochain, la libération de la bande FM avec la diffusion d’une radio éphémère.
Réunissant les animateurs des grandes heures de la radio, deux heures
d’émission en direct pourront être entendues à Paris sur 107.9 FM et sur
Internet, sur l’ensemble du territoire, via www.weloveradio.fr, de 20h30 à
22h30.
 

Cette radio éphémère, animée par Ariel Wizman, reprendra l’esprit pionnier des
radios libres et émettra depuis la péniche le Batofar, clin d’oeil au film
Good Morning England. Elle sera l’occasion de célébrer la formidable aventure
humaine, éditoriale, entrepreneuriale qu’a été l’ouverture des ondes en 1981.
Une aventure qui aujourd’hui perdure et prospère puisque l’audience des radios
indépendantes à elles seules représente aujourd’hui près de dix millions
d’auditeurs quotidiens sur plus de 800 fréquences FM en France.
 

Depuis 30 ans, les radios libres ont permis d’installer une liberté de ton et
de parole sur les ondes, de découvrir de nombreux talents, de faire naître des
vocations et de permettre à de véritables personnalités d’émerger. Elles ont
permis aussi de construire une véritable industrie de l’information et du
divertissement qui rassemble aujourd’hui plusieurs milliers de salariés et
représente des dizaines de millions d’euros de chiffre d‘affaires.
 

Cette radio éphémère du 9 novembre 2011 sera non seulement l’occasion de
revenir sur le passé et les origines de la radio libre mais aussi de mesurer
le chemin parcouru. Car la radio a aujourd’hui une place unique dans le
paysage audiovisuel français. Elle offrira enfin l’opportunité de regarder
vers l’avenir avec les nouveaux usages qu’offre la technologie numérique.

Coup de gueule de Rémy BOUTON (ex Radio Bastlle, Radio Gnome, Radio Gulliver ...)

C’est obscène : les censeurs des années 70 et 80, brouilleurs de radios pirates et libres qui ont crevé nos oreilles en 1000 Hz ; ceux qui donnaient aux RG (Renseignements généraux) des rapports de réception ou collaboraient à la traque au Gonio, décident de fêter ce soir les « 30 ans des radios libres ».

Mesdames et messieurs de TDF, votre manifestation est indigne. Vous auriez pu au moins changer de nom, comme l’ont fait avant vous de grandes entreprises de distribution d’eau, banques ou cabinets d’audit, afin de faire oublier ce passé trouble où TDF fut le bras armé de la censure et de la répression.

Vous vous vantez dans votre communiqué festif d’assurer grâce à ce nouveaux marché trentenaire des millions d’euros de chiffres d’affaires, alors que vous affirmiez dans les années 70 qu’il n’y a avait pas plus de 4 ou 5 places sur la FM française, celles là même qui étaient dédiées au service public ou plutôt au monopole d’Etat issu de l’ORTF.

En tant qu’experts techniques consultés par les pouvoirs publics, TDF a freiné des quatre fers pour que le monopole demeure le plus longtemps possible.

Ainsi, non seulement vous avez lutté contre nous les pirates, contre la liberté, contre l’innovation, mais une fois les ondes libérées, vous avez été les premiers à encaisser les millions de francs puis d’euros sur les juteux marchés de la radio privée, tout en continuant, à l’époque, de bénéficier de votre monopole de diffuseur de service public.

Indigne au nom de la liberté, de l’innovation et de l’histoire.

Indigne au nom de l’actualité aussi puisque pour quelques dizaines de milliers d’euro d’impayés vous avez eu recours à vos anciennes pratiques (on ne se refait pas) : vous avez coupé l’antenne de Radio Aligre, une des rares radios associatives parisiennes qui pérennise l’esprit du décret dont vous fêtez ce soir le trentenaire :  cette idée que nous nous faisions, nous les pirates, nous les libérateurs des ondes (pas vous, surtout pas vous) de ce que pouvaient apporter les radios libres autorisées.

Alors bien sûr vous avez des salariés à nourrir, des actionnaires à rétribuer et des clients à satisfaire, bien sûr le monde change et il faut évoluer avec lui, mais ce ne sera jamais une raison suffisante pour insulter l’histoire et ceux qui l’ont construite, comme vous vous apprêtez à le faire ce soir.

PS :

Big up aux partenaires prestigieux de cette manifestation : Radio France, Europe1 et RTL qui, chacun le sait, ont été des acteurs majeurs du mouvement des radios libres… et au Ministère de la Culture qui, en apportant son patronage, ne recule devant rien.

Quant à moi,

c’est en 1977 que j’ai capté ma première radio pirate. Très vite, je me suis retrouvé acrobate, expert en ouverture de lucarne et en visites de toits, en calcul de longueur d’antennes et en accrochage de ces dernières aux souches de cheminée… le temps d’une émission.

J’avais 15 ans et c’est comme ça que j’ai découvert le monde, un micro à la main… le fer à souder dans l’autre.

Radio mon amour

A cette époque où nous nous étions quelques uns à nous battre contre ce monopole d’Etat, j’avais la certitude, avec mes armes et ma naïveté d’oeuvrer pour libérer le monde. Plus rien ne serait comme avant. Liberté d’expression, liberté de diffuser, liberté de dire n’importe quoi, liberté d’écouter la FM la nuit, après que France Culture et Musique aient fermé leurs émetteurs sur la Marseillaise.

A cette époque, la radio pirate était le média le plus simple, le moins cher et le plus souple. Pas besoin d’être à douze dans les studios, comme à Radio France pour faire une émission. Pas besoin de techniciens pour ouvrir les micros ou envoyer les disques. Tout était possible et la technologie analogique merveilleuse…

C’est tout ce qu’il reste de l’esprit de cette époque : la radio est le seul média qui soit resté analogique !


 


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